Combien sont David Lynch, qui mènent de front tant de projets ? Comment peut-on être à la fois stakhanoviste et adepte de la méditation, contemplatif et frénétique ? Entre deux films, une publicité, un tweet déroutant, une animation pour le net, une publicité ou une conférence, on le retrouvera bientôt à Paris en maître d’oeuvre d’un nouveau club, dont il a pensé l’espace.
On connaît bien sûr sa passion chevillée aux neurones pour la musique. On l’avait vu, pour un concert-performance d’une vingtaine de minutes qui avait agacé, consterné ou amusé une assistance religieuse à l’Olympia, lors du Festival des Inrocks de 2002. Plus récemment, il s’était glissé, fantôme inquiétant, comme graphiste, vocaliste et photographe du très bel objet Dark Night of the Soul, album collectif mené par Danger Mouse et le regretté Mark Linkous de Sparklehorse. Son nom est même devenu un adjectif très couru dans la critique musicale. Par musique lynchienne, on entend des chansons à la fois voluptueuses et dangereuses, murmurées et assourdissantes d’angoisse.
Portishead : lynchien. Bat For Lashes : lynchien. Chairlift : lynchien. En souvenir sans doute de la musique de Twin Peaks, susurrée par la spectrale Julee Cruise sur les nappes glissantes et toxiques d’Angelo Badalamenti, le label “lynchien” s’attache surtout aux femmes, pourvu qu’il y ait de l’éther et du mystère dans l’air.
C’est donc logiquement sous influence Laurie Anderson qu’on retrouve aujourd’hui David Lynch, le temps d’un single de dance-music onirique, Good Day Today. Un single tellement gaillard et normal (il a travaillé avec le roué Moby) qu’on hésitera à le décrire comme, hum, lynchien. Un terme qui va sans doute mieux à la “b-side”, I Know, pantelante et déglinguée comme une flânerie de Tom Waits sur Mulholland Drive. Lynchien : perdu et sans collier.
Lykke Li en concert à La Cigale (Paris) en avril 2011
Samedi 22 janvier 2011 à 23:30Le ShowcaseSous le pont Alexandre III, Port des Champs-Elysées, Rive droite 75008 Paris Une programmation de qualité pour un concept décapant : Cassius, Para One et Paco seront à derrière les platines du Showcase, pour cette nouvelle soirée Open House. Derrière ce nom, se cache à l’origine une idée folle : ouvrir les portes d’un appartement/maison/loft/garage au public, et le transformer en dancefloor le temps d’une nuit. Aujourd’hui, le Showcase a remplacé les adresses officieuses mais l’ambiance et la qualité sont toujours au rendez-vous ! Pour preuve : les talentueux Cassius (Ed Banger) et Para One (fondateur de l’incontournable label Institubes) en sont fans.
Cassius - I love you so
Mardi 22 mars 2011 à 19:00 La Cigale120, boulevard Rochechouart 75018 Paris 1ère partie : Crocodiles
Il y avait la new wave. Il y a désormais la new-new wave. Héritier de Depeche Mode et de Blur, le trio issu du London Ealing a d’abord évolué dans la post-pop sous le nom de Fear of Flying avant d’évoluer vers un genre clairement inspiré par la new Wave vintage sous le nom de White Lies. Quelques années de tâtonnements, quelques vinyles et, enfin, un premier album, To Lose My Life, en 2009.
White Lies - Bigger than us
Whomadewho - Keep me in my plane
Dan Black - Symphonies ft. Kid Cudi
What Spin says:
Like Mika minus the Freddie Mercury mania.
This ex-alt rocker nearly scored a U.K. hit with his 2008 “Umbrella”-beat remake of Notorious B.I.G.’s “Hypnotize” — until Biggie’s estate nixed its official release. ((Un))’s reworked version, a quasi-mash-up called “Symphonies,” epitomizes the downbeat side of Black’s knack for recycling divergent styles into cinematic synth pop. And although an old Cliff Richard guitar hook (from “Devil Woman”) gets paraphrased for the escapist disco of “Pump My Pumps,” the album works best when Black’s mood swings between Technicolor dreams and depressing quotidian details.
